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08.05.2008

La rédactrice en chef du journal Le Soir commémore mai 68 avec l'internationale marxiste

1795418106.jpgCe soir, à l'ULB, c'est la grande soirée de retrouvaille des cocos de tout poil.
Sous le thème Mai 68 quarante ans après : stop et encore !, une soirée ultra-rouge rassemblera tous les nostalgiques de la subversion soixante-huitarde.
Mais justement, de qui parle-t-on ?
Les orateurs annoncés sont Alain Krivine, figure emblématique de la très trotskiste Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR); Clémentine Autain, apparentée au Parti Communiste Français (PCF); Raoul Hedebouw, porte-parole du Parti des Travailleurs de Belgique (PTB), mouvement stalinien-maoïste qui voudrait rompre avec son passé de défenseur du goulag; Philippe Moureaux, "dernier éléphant marxiste du PS" et Josy Dubié, sénateur libertaire Ecolo (parfaite illustration de la pastèque, verte à l'extérieur, rouge à l'intérieur). Que du beau monde !
Et pour animer ce débat ? Laurent Arnauts, directeur du très gauchiste Journal du Mardi, et... Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du quotidien Le Soir. Oui, oui, le journal qui avait donné la parole le 28 avril dernier à l'entarteur Noël Godin pour que celui-ci affirme se sentir "extrêmement proche des anarchistes de la guerre d'Espagne qui brûlaient les églises et les couvents". De quoi mieux percevoir, si besoin en était encore, la collusion entre l'extrême-gauche et certains journalistes.
Mais ce n'est pas tout. Il faut encore noter que ce débat est une initiative d'une nouvelle agence de communication, mmC, marquée à l'ultra-gauche et où l'on retrouve... Manu Abramowicz, vieux militant trotskiste autoproclamé spécialiste de l'extrême droite de façon à lui permettre de diaboliser quiconque n'adhère pas à son schéma de pensée.
Sans oublier les associations soutenant cette jolie soirée marxiste, dont Bruxelles Laïque présentée sans rire par les organisateurs de ce débat comme un mouvement organisant des campagnes "contre l'extrémisme au sens large", ce qui ne l'empêche pas de se sentir très à l'aise avec les représentants de l'extrême-gauche la plus sectaire.
Au fait, parleront-ils ce soir de l'apologie de la pédophilie pratiquée par diverses éminences soixante-huitardes sous couvert de révolution sexuelle ?

Mai 68, de la révolution sexuelle à la pédophilie

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Extrait d'un article intitulé Que reste-t-il de la révolution sexuelle de mai 68 ? paru dans le quotidien Le Monde du 28.02.2001 

"(...) Ancienne secrétaire générale du Syndicat national unitaire des instituteurs (Snuipp-FSU), tendance Ecole émancipée, militante féministe dans les années 70, Danielle Czalczynski se souvient " des discussions souvent vives qui opposaient les hommes et les femmes sur le fait de “jouir sans entrave” même avec les enfants ". 

Elle a vécu cette période à travers un double prisme : celui de femme et d'enseignante. " En tant qu'enseignante, j'ai été beaucoup marquée par la découverte des désirs enfantins mais j'étais opposée, en tant que femme, à ceux qui dérivaient sur les rapports entre adultes et enfants, en faisant abstraction du rapport de pouvoir. " Au sein de l'extrême gauche, le combat au sujet des thèses favorables à la pédophilie a en effet été vif. Hervé Hamon rappelle que c'est en partie sur cette question que le groupe Vive la révolution, dirigé à l'époque par Roland Castro et son journal Tout, s'est auto-dissous en 1971. " J'étais rédacteur en chef adjoint de Politique Hebdo et nous avons refusé de passer un entretien avec René Schérer, professeur à Paris-VIII, en raison de ses positions pro-pédophiles", raconte Hervé Hamon. Le docteur Jean Carpentier, auteur en 1971 du tract "Apprenons à faire l'amour", diffusé dans les lycées et qui lui a valu un an d'interdiction d'exercice, évoque de la même manière l'arrêt du périodique Tankonalasanté, revue critique de l'institution médicale face aux tentatives d'un courant favorable à la pédophilie de s'en servir comme vecteur de ses idées.
Au nom des libertés, certains ont défendu la clémence dans certaines affaires de pédophilie. Le psychiatre Gérard Vallès a été signataire, en janvier 1977, aux côtés de Louis Aragon, André Glucksmann, Félix Guattari, Bernard Kouchner, Jack Lang ou Jean-Paul Sartre, d'une pétition demandant la remise en liberté, après trois ans de détention préventive, de trois hommes comparaissant devant les assises des Yvelines pour " attentat à la pudeur sans violence sur mineurs de quinze ans ". (...)"

De quoi nous éclairer sur l'apologie de la pédophilie pratiquée dans les milieux gauchistes soixante-huitards sous couvert de libération sexuelle.