17.10.2009

Pour les gauchistes belges, 396.000 euros c'est "dérisoire" !

anticommuniste.jpgLa gauche et l'extrême gauche revendiquent la particularité de représenter les aspirations du peuple. La récente "carte blanche" publiée par le journal "Le Soir" (15 octobre 2009) -et co-signée notamment par le trotskiste Manuel Abramowicz, Jean Cornil (député PS), Céline Delforge (parlementaire wallonne Ecolo tendance communiste), Pierre Eyben (porte-parole du microscopique Parti communiste), Muriel Geerkens (chef de groupe Ecolo à la Chambre), Nadia Geerts (présidente du cercle républicain), Raoul Hedebouw (porte-parole de l'ex-stalinien-maoïste PTB), Eric Jadot (député Ecolo), Pol Lootens (secrétaire fédéral de la centrale générale du syndicat FGTB), Philippe Mahoux (sénateur PS), Patrick Moriau (député PS), Philippe Moureaux (bourgmestre PS de Molenbeek)- montre à quel point ces gens-là sont au contraire très éloignés des considérations des gens du peuple. En effet, voilà cette alliance de socialistes, d'écologistes, de communistes, de trotskistes, de républicains et de syndicalistes qui revendique une commission d'enquête pour élucider l'exécution sommaire du député communiste Julien Lahaut datant... du 18 août1950.

Très logiquement, Madame Sabine Laruelle, ministre de la Politique scientifique, a estimé qu'il était hors de question de débloquer le budget de 396.000 euros pressenti pour permettre à quelques-uns de jouer à la version grand luxe de Cluedo.
Mais en pleine crise économique, au moment où le gouvernement serre les boulons du budget, au moment où chaque Belge doit limiter ses dépenses, et alors qu'on annonce 100.000 nouveaux chômeurs pour 2010, ce conglomérat écolo-socialo-communiste ose écrire que les 396.000 euros à consacrer à enquêter sur une affaire vieille de 59 ans représentent une somme "bien dérisoire" ! Ah, ces gens-là savent parler au peuple...
Il serait bon que, lors des prochaines réunions publiques de ces gauchistes, des gens du peuple, des chômeurs, des pensionnés à petits revenus, des ouvriers, des agriculteurs, se présentent pour expliquer ce que représente pour eux une somme de 396.000 euros.
Et si vraiment il s'agit d'une somme dérisoire, puisque ces grandes consciences sont des internationalistes convaincus, il serait bon de prévoir une autre commission d'enquête : sur les crimes communistes commis à travers le monde de 1917 à nos jours. Vaste travail ! Mais le devoir mémoriel n'a pas de prix, n'est-ce pas ?

16.10.2009

François Pirette accusé de racisme

« Et de la mosquée aux bureaux de la mutuelle, il n’y a qu’un pas… »

(Schaerbeek est l’une des  19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale)

Un sketch de 1989 de l’humoriste François Pirette, qui a refait surface grâce au net (visionné 25.000 fois sur YouTube), ne fait pas sourire la commune de Schaerbeek, explique le journal La Capitale.

« Ce sketch est profondément raciste. On peut rire de tout. Mais ici ce n’est plus de l’humour. C’est déplaisant et peu comique », dit-on au cabinet du bourgmestre.

Pirette, lui, explique que le sketch a été sorti de son contexte, celui des années Roger Nols, l’ancien bourgmestre, xénophobe, de Schaerbeek. Source

14.10.2009

La menace sur l'Eglise : le risque de "secte"

Croix_Neige.jpgpuce_carreUn nouveau parti vient d’apparaître, lancé, entre autres, par Le Monde et par La Croix. C’est un parti qui nous propose de faire subir à l’Eglise une démocratisation égalitariste. Il est animé par des agitatrices se déclarant « cathos de l’intérieur » et qui, pour commencer, fondent une « Conférence des baptisés de France » et préparent la réunion d’« Etat généraux » rassemblant sur un pied de stricte égalité prêtres, diacres et laïcs, ces derniers s’estimant trop peu « représentés » dans la vie de l’Eglise. Pour le moment ils sont, disent-ils, quatre à cinq cents, mais la grande notoriété que La Croix et Le Monde donnent d’emblée à leurs agissements devrait leur assurer un important recrutement.

puce_carreLeur philosophie générale repose sur une profonde distinction métaphysique entre l’« ouverture », on est pour, et la « fermeture », on est contre. Ce que l’on sait déjà de leurs revendications consiste à défendre, « bien sûr » disent-elles, l’accès à la prêtrise pour les femmes et pour les hommes mariés, mettant ainsi fin à la prééminence accordée aux prêtres, et réclamant que les petites filles soient enfants de chœur à part entière. L’une des deux principales dirigeantes s’honore d’avoir « sept ans de théologie à son actif ». Cela se voit. Il lui en aurait sans doute fallu quatorze.

puce_carreComme dans les partis marxistes-léninistes quand ils sont encore dans l’opposition, les revendications exprimées sont un décor pour l’agitation, le but véritable est ailleurs, il est toujours d’abattre un ennemi. Ici, il est clairement avoué, il s’agit de mener dans l’Eglise un combat contre Benoît XVI parce qu’il « tend la main aux intégristes », il s’inscrit dans une évolution « réactionnaire », « fermée à la souffrance humaine, moralisatrice, empreinte de juridisme ». D’ailleurs, nous dit la théologienne septénaire, « sous Jean-Paul II aussi cette tendance existait, mais elle était masquée par son charisme », et la théologienne n’étant pas arrivée à sa septième année d’étude, n’était pas encore capable de démasquer Jean-Paul II.

puce_carreDonc, et voici maintenant le sérieux, « Benoît XVI risque de transformer l’Eglise en une secte, en un groupement de clones ». Clones, c’est l’injure gratuite, l’insolence rhétorique, mais le mot important a été prononcé, il est décisif, c’est la secte.

puce_carreEn effet tout est légalement prêt pour une éventuelle persécution contre l’Eglise catholique. Il suffit de l’assimiler à une secte. Les sectes sont contraires à la légalité républicaine. La « laïcité ouverte », que notre premier ministre vient d’aller vanter à Benoît XVI, consiste à accepter toutes les religions dans la mesure où chacune lutte suffisamment contre son propre intégrisme. Dans l’invention de ce nouveau laïcisme, l’islam était directement (et utopiquement) visé. Mais l’Eglise peut l’être aussi ; elle est contre le « droit » à l’avortement, contre la promotion morale et juridique de l’homosexualité, contre l’éducation des enfants par l’Etat, elle est pour toutes sortes de discriminations : entre les hommes et les femmes, les prêtres et les laïcs, les membres de la communauté catholique et les excommuniés, les hérétiques, les schismatiques, les apostats ; entre l’état de grâce et l’état de péché ; entre les prêtres du premier ordre et ceux du second ; entre la légitimité religieuse qui vient d’en haut et la légalité démocratique qui vient d’en bas. L’Eglise peut donc être déclarée foncièrement contraire à l’ordre public (républicain) ; coupable d’homophobie, d’intégrisme, de racisme discriminatoire ; bref : une secte. Puisque même des « cathos de l’intérieur » l’en accusent.

puce_carreOn ne peut évidemment guère savoir s’il s’agit en l’occurrence d’une malignité personnelle ou bien d’une ignorance naïve, manœuvrée par une manipulation perverse. Mais la menace est là. Elle est habilement conditionnelle : ce n’est encore qu’un simple risque, celui de voir l’Eglise accusée d’être une secte, si « le pontificat de Benoît XVI » continue son « évolution réactionnaire ». La cible, c’est bien Benoît XVI.

JEAN MADIRAN

20.07.2009

Civitas à Radio Courtoisie ce mercredi 22 juillet

MICRO.jpg
Alain Escada, secrétaire général de l'Institut Civitas, sera l'un des invités de l'émission de Martial Bild ce mercredi 22 juillet, aux environs de 19h30.

Fréquences FM de Radio Courtoisie en Mhz :

Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.


Radio Courtoisie par satellite :

Sur le bouquet satellites CanalSat, si vous êtes abonné, pressez le bouton RADIO de votre télécommande et choisissez "Radio Courtoisie" dans la liste de radios proposées.

11.06.2009

En mémoire de Pol Vandromme

vandromme.jpg"Le tour commun de l'invective est de dire qu'un auteur est "fasciste". (...) On a anathémisé beaucoup trop de choses."

Pol Vandromme,
écrivain et journaliste,
ancien directeur du quotidien "Le Rappel" et ancien administrateur de la RTBF,
décédé le 28 mai 2009 dans le quasi oubli du monde médiatique

09.05.2009

Subversion, mode d'emploi

subversion

23.04.2009

Miss Californie a du courage et dénonce le "mariage" homo

Miss Californie discriminée en raison de son refus de soutenir le “mariage” homo

carrieprejean_headshotLa nuit de dimanche à lundi avait lieu le concours “Miss Amérique“. Un des membres du jury, le blogueur californien gay spécialiste en commérages en tous genres Perez Hilton, a demandé à Miss Californie si, maintenant que le parlement de l’Etat du Vermont avait légalisé les parodies homosexuelles de “mariage”, il ne fallait pas que tous les Etats suivent…

La Miss, Carrie Prejean, a déclaré : “En fait, je pense que c’est important que les Américains puissent choisir de légaliser ou de ne pas légaliser le “mariage” homosexuel. Mais vous savez, dans mon Etat, dans ma famille, on pense que le mariage, c’est entre un homme et une femme. Je ne veux offenser personne mais c’est comme ça que j’ai été élevée, je pense que le mariage unit un homme et une femme. Merci beaucoup !”

Carrie Prejean a alors été acclamée par la foule. Quelques huées ont bien été lancées du fond de la salle par une poignée de gays outrés… par tant de bon sens.

Selon FoxNEWS.com, une dispute a éclaté dans un couloir du théâtre où avait lieu l’événement. Un homosexuel s’est mis à hurler : “Je pense que c’est dingue qu’elle ait fini 2ème au classement. Ses valeurs ne sont pas celles de 95% des gens présents dans le public”, sous-entendant qu’on y trouvait énormément d’homosexuels.

“Y a-t-il une règle non-écrite stipulant que les candidates à Miss Etats-Unis doivent être de l’avis des activistes homosexuels ?” s’est interrogé Ron Prentice, le Président du collectif “Protect Marriage - Yes On 8″ (site), artisan de la victoire de la proposition 8 au référendum du 4 novembre 2008.

Celle-ci amende la constitution de Californie et permet d’interdire les parodies homosexuelles de mariage dans cet Etat, rendant caduque la décision des juges activistes de la Cour suprême de Californie qui les avaient autorisé.

Hilton a, peu de temps après, traité Miss Californie de “stupide pute” (entre autres) sur son blog (vidéo)…

La demoiselle est arrivée en finale, a fait la course en tête jusqu’au dernier moment mais n’a finalement pas remporté le titre de Miss Etats-Unis. Il y avait hier sur la blogosphère nord-américaine des discussions très animées pour savoir si sa réponse avait pu lui coûter le titre. Hilton lui-même le sous-entend dans la vidéo…

carrieprejean_imagesDe son côté, la Miss a déclaré à FoxNEWS.com qu’elle n’avait “aucun regret” d’avoir répondu “honnêtement”. “Dieu a voulu tester ma foi” a-t-elle même confié.

“Nous sommes très fiers de Mademoiselle Prejean qui a dit le fond de sa pensée et défendu le mariage traditionnel. Elle représente la majorité silencieuse aux Etats-Unis et un point de vue en faveur duquel plus de 7 millions de citoyens de Californie se sont exprimés en novembre dernier. En fait, dans l’histoire, tous les Etats qui ont organisé des référendums sur cette questions ont voté en faveur du mariage traditionnel” a déclaré Ron Prentice.

Carrie Prejean a reçu les félicitations de son université, chrétienne, qui ne tarit pas d’éloges sur elle.

“Le tollé rencontré chez les homosexuels activistes montre à quel point ce lobby a l’intention d’imposer son programme, notamment le “mariage” entre personnes du même sexe, à la société. Miss Californie a été vilipendée par Perez Hilton dans une vidéo sur son blog pour avoir répondu respectueusement à sa question. Dire que nous sommes censés prendre au sérieux les leaders du mouvement homosexuel quand ils nous assurent que si le “mariage” homosexuel était légalisé, jamais ils n’imposeraient leur idéologie dans les écoles ! Merci, Miss Californie, d’avoir réaffirmé la véritable définition du mariage, même si vous saviez que votre réponse honnête hypothèquerait votre victoire.” a déclaré le collectif “Protect Marriage - Yes On 8″ dans un communiqué.

A noter que si Miss USA 2009 était nommée Miss Univers 2009, notre Miss Californie, arrivée deuxième, la remplacerait

17.04.2009

Et si le Pape avait raison ? Changement de ton d'un hebdomadaire bien connu

P

09.04.2009

Mon Dieu, pardonnez-leur... Mon Dieu, pardonnez-nous !

encroix.jpgAlors que les catholiques se souviennent tout au long de cette Semaine Sainte de la Passion du Christ, de Ses souffrances endurées pour nous, le Sénat belge devra se prononcer sur une résolution déposée conjointement par des sénateurs libéraux, socialistes et écologistes francophones et néerlandophones visant à condamner les propos du Pape Benoît XVI sur le préservatif et le sida et à les assimiler ni plus ni moins qu'à un "crime contre l'humanité", ce qui, en toute logique, devrait ensuite, en cas d'approbation, entraîner une demande de traîner le Souverain Pontife devant une Cour Internationale.
Déjà, le parlement belge avait adopté à une très large majorité une autre résolution condamnant les propos du Pape. Et ce avec la complicité de tous les députés démocrates-chrétiens présents dans l'hémicycle parlementaire. On remarquera même qu'une parlementaire démocrate-chrétienne se présentant aux électeurs sous un mince vernis de morale chrétienne avait choisi fort opportunément l'absence durant le vote de cette résolution. Lâcheté et duplicité.
Dans le cas de cette nouvelle résolution sénatoriale, son caractère tellement outrancier fait dire à beaucoup d'observateurs des questions politiques qu'il est moins probable qu'elle soit adoptée. Mais, quel que soit le résultat du vote, une part du mal est déjà faite. Et ce mal, c'est avant tout à Notre Seigneur qu'il est fait. Ce n'est pas le Pape qui est remis en cause. C'est toute la doctrine de l'Eglise catholique qui est visée. Que l'Eglise catholique enseigne des valeurs comme la chasteté et la fidélité, voilà qui est insupportable à plus d'un, parce que cela le renvoie à ses propres turpitudes. Que cette résolution sénatoriale soit agitée durant la Semaine Sainte révèle d'autant plus son caractère christianophobe.
La parabole est frappante. Cherchez qui, aujourd'hui, fait figure de Ponce Pilate, de prêtres du Sanhédrin, de légionnaires romains fouettant le Christ,...
Chrétiens versatiles préférant suivre ce que l'on dit à la télévision plutôt que rester fidèles aux Saintes Ecritures. Prélats soucieux de plaire au Monde plus qu'au Christ. Politiciens en quête de médiatisation facile. Laïcistes déchaînés par la haine du Christ et de Son Eglise. Que de rapprochements à faire !
Mon Dieu, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font...
Mon Dieu, pardonnez-nous aussi, à nous qui voulons Vous être fidèles, de ne pas avoir la force de faire entendre une voix puissante qui s'oppose à cette clameur hostile orchestrée par une alliance ténébreuse de quelques politiciens laïcistes relayés par quelques journalistes.
Mais sachez bien, Mon Dieu, qu'en Belgique, qu'en France, que dans le monde entier, nombreux sont les catholiques qui souffrent avec Vous. Qui souffrent doublement. Qui souffrent en se remémorant Votre Passion vécue il y a plus de deux mille ans. Qui souffrent en observant les nouveaux outrages qui Vous sont infligés aujourd'hui.
Prions Notre-Seigneur Jésus-Christ afin qu'en même temps que nous fêterons Sa Résurrection, nous puissions recevoir la grâce de sortir de notre torpeur et d'affirmer haut et fort notre fidélité à Dieu, à l'Eglise catholique, à la foi.
Alain Escada,
président de Belgique & Chrétienté
Rédigé le Jeudi Saint en priant Notre-Seigneur de pardonner la maladresse de mes propos.

28.03.2009

Interview d'Alain Escada dans PRESENT

L’institut Civitas annonce un projet de grande envergure

Un entretien avec Alain Escada, son nouveau secrétaire général

alain escada.jpgAlain Escada, secrétaire général de l’Institut Civitas, a de grands projets pour cet organe de réflexion et de formation catholique. Attablés autour d’une bière belge sur la Grand-Place de Bruxelles – il est aussi le responsable de « Belgique et chrétienté » – nous lui avons demandé de parler d’une initiative qui déploiera ses ailes en France au mois de mai. Elle est à inscrire dans la volonté de refondation d’une droite nationale en déshérence qui a déjà donné lieu à plusieurs projets et regroupements ; celui d’Alain Escada présente l’originalité de ne pas vouloir remplir un espace qui s’est ouvert dans le champ électoral, mais d’être au service des personnes qui, dans cet espace, veulent défendre des valeurs communes.

— Quel est donc l’objectif de votre projet ?

— Tout d’abord, remarquons qu’il n’y a rien à attendre de la politique si celle-ci n’est pas soumise à Dieu. Les chefs politiques qui s’imaginent sauver la France par leurs seuls talents naturels n’offrent qu’une illusion d’alternative et leur ego ne peut longtemps cacher leurs faiblesses humaines. Dans ce contexte, la raison d’être de l’Institut Civitas n’a jamais été aussi pertinente : former les catholiques à la doctrine sociale de l’Eglise et les aider à appliquer cette doctrine sociale de l’Eglise dans la Cité. Pour relever la France, ce n’est pas d’idéologies politiques éphémères qu’il est besoin, mais d’une doctrine pérenne qui fasse régner le bien commun en même temps que le Christ-Roi.

Ensuite, constatons, en France, au cours de ces dernières années, qu’une stratégie électorale axée sur les « grandes » élections – présidentielle, législatives – est vouée à l’échec, en tout cas dans l’immédiat. L’erreur consiste à croire qu’il faut réformer l’Etat par le haut ; mais pas plus qu’on ne reconstruit une maison en commençant par la toiture, on ne peut envisager de restaurer un pays sans disposer de l’assise locale nécessaire. Nous lançons un appel à la reconquête du pouvoir local. C’est à l‘échelon local qu’il nous faut commencer à œuvrer. En nous organisant de façon à influencer la vie culturelle, associative et politique des municipalités. Voilà un objectif qui, sans être démesuré, offre de nombreuses perspectives intéressantes, notamment dans les petites communes.

Veut-on préserver les églises et le patrimoine, freiner la construction de mosquées surmontées de minarets, faciliter la vie de bonnes écoles, empêcher la tenue de mauvaises expositions ou de mauvais spectacles, se préserver de la vue de panneaux publicitaires immoraux, doter la police municipale de moyens destinés à assurer l’ordre public, favoriser le développement du commerce, de l’artisanat et des petites entreprises, organiser une vie culturelle axée vers le beau et élevant l‘âme… veut-on tout cela ? C’est alors dans la vie locale qu’il faut nous investir. C’est en y reconstruisant un tissu naturel favorisant le bien commun que nous rétablirons les bases nécessaires à la restauration d’une France catholique.

Civitas, après huit ans de fonctionnement par « cellules » de formation, a compris que cela ne peut suffire. Nous avons décidé une rupture totale avec l’intellectualisme stérile. Se former sans agir ne mène à rien. Ni l’inverse, d’ailleurs. Et c’est à l’échelon local que nous pouvons agir avec le plus d’efficacité. Nous allons notamment proposer une aide sur le terrain aux candidats aux prochaines élections municipales. Ce sera une action en réseau, menée par des personnes solidement formées. Nous visons plus précisément les élus et les candidats des petites municipalités, là où un élu peut encore avoir une authentique influence.

— Sera-ce donc une politique de lobbying, dont vous avez d’ailleurs vous-même l’expérience depuis plusieurs années dans « Belgique et chrétienté », « lobby » agréé par le Parlement européen ?

— Oui, en quelque sorte. Nous voulons faire connaître la doctrine sociale de l’Eglise, expliquer son application aux problèmes politiques et économiques contemporains, donner aux candidats des argumentaires mais aussi de la méthode, leur faire comprendre qu’ils ne sont pas seuls. Nous constatons qu’il n’y a aujourd’hui aucune coordination entre ces hommes de bonne volonté, beaucoup sont désemparés, se sentent isolés là où ils sont, voire inutiles, ou manquent de la formation nécessaire pour soutenir leur action. Nous avons la ferme intention de mettre fin à cette situation désordonnée et d’offrir notre assistance aux acteurs municipaux. A ce lobbying pourront s’ajouter, au cas par cas, des candidatures issues de nos rangs. Mais notre objectif demeure la mise en place d’une structure sur tout le territoire qui permette véritablement de mener une action de terrain.

— Cela suppose un réseau important. En avez-vous les moyens ?

— Civitas ne se lance pas dans ce combat sans disposer des quelques atouts que nous avons estimés indispensables. Il est hors de question pour moi d’annoncer un projet d’une telle envergure alors qu’il n’y aurait aucune chance de le mener à bien. Combien de personnes dévouées passent en ce moment par un sentiment de démotivation au regard de l’ambiance politique fratricide au sein de la droite nationale. Nous ne pouvons nous permettre d’ajouter une raison de déception supplémentaire. Nous avons déjà consulté une centaine d’élus municipaux, et nous avons pu constater que nous répondons réellement à une demande de leur part. De notre côté, nous disposons déjà d’un grand nombre de personnes qui sont prêtes à s’engager, à donner de leur temps, à travailler pour ce grand objectif. Nous avons des professionnels de haut niveau, des personnes ayant une solide formation sur le plan de la doctrine sociale de l’Eglise, beaucoup de compétences qui sont prêtes à se déployer. Mais aussi beaucoup de bonnes volontés, d’humbles catholiques français soucieux d’œuvrer, dans la mesure de leurs moyens, au bien commun. Notre action sera massive en mai – en nous appuyant sur un travail qui fait depuis des mois l’objet de préparatifs bien réfléchis.

Cependant, Civitas est connu comme étant proche de la Fraternité Saint-Pie X. Cela ne constituera-t-il pas un handicap ?

— Je ne le pense pas. Je précise qu’il ne s’agit d’ailleurs pas d’une initiative de la Fraternité Saint-Pie X. Même si Civitas ne fait pas mystère de recourir à la Fraternité Saint-Pie X pour les questions d’aumôneries. Et même si nous espérons pouvoir compter sur un regard bienveillant de la Fraternité Saint-Pie X vis-à-vis de ce projet. Dans cette action, nous ne visons nullement à mettre en avant la Fraternité Saint-Pie X, mais l’action individuelle, de personne à personne, auprès d’élus locaux. Notre expérience montre que des élus qui ne sont pas « traditionalistes » sont heureux de trouver auprès de nous quelqu’un pour les épauler sur le plan de l’action municipale.

— Votre action s’organise sur un plan individuel : pourquoi donc vouloir lui donner une « visibilité » médiatique qui n’est pas le propre du lobbying ?

— Nous nous trouvons devant la nécessité de recruter des collaborateurs. Il existe quelque 36 000 communes en France et nous souhaitons que notre action ait le plus grand impact possible. Nous avons besoin de plus de personnes qui soient prêtes à s’engager par rapport à une doctrine à laquelle on ne déroge pas, quitte à prendre le risque de l’hostilité. Mais comme je vous l’ai dit, du côté de ceux qui agissent sur le plan local ou qui veulent s’y lancer, il y a une réelle demande.

— Qui dit action politique suggère aussi l’idée de concessions. Qu’en pensez-vous ?

C’est justement par fidélité aux principes et à la doctrine catholiques que nous préconisons cette stratégie de reconquête locale. C’est dans la confiance aveugle à un parti politique ou à un chef charismatique que se situe le risque de concession. Mais il faut aussi se méfier de ceux qui se servent de prétextes pour ne rien faire. On ne répare pas le moteur d’une voiture sans accepter de plonger les mains dans le cambouis.

— Vous qui êtes belge, pourquoi avez-vous été chargé de l’action en France ?

— Si j’ai été sollicité, c’est en partie en raison de mon expérience du lobbying que vous avez signalée. Il fallait quelqu’un d’une nouvelle génération, qui soit disponible et qui ne soit pas un novice dans le domaine. En ces temps difficiles, les volontaires ne se bousculaient pas. Je ne suis probablement pas le personnage idéal, mais je prie Dieu de combler mes lacunes jusqu’à ce qu’Il trouve quelqu’un de plus compétent pour prendre ma place. Par ailleurs, si j’ai accepté, c’est parce que je crois profondément en ce combat et au rôle particulier de la France dans ce combat. J’ajoute que cette stratégie de reconquête du pouvoir local offre des perspectives en France parce qu’il y subsiste des milliers de petites municipalités et que celles-ci peuvent être gérées par des élus relativement indépendants des grands partis politiques. En Belgique, la fusion des communes a rendu cette stratégie quasi impossible.

— Ne craignez-vous pas que la réforme Balladur mette fin à cette originalité française en faisant disparaître le maillage de petites communes qui permet, précisément, cette action beaucoup plus personnelle ?

Pour l’heure rien n’est changé, nous agissons selon la situation qui existe actuellement.

— Quels moyens avez-vous ?

— Je tiens à conserver une part d’effet de surprise. Mais, comme je vous l’ai dit, nous travaillons depuis des mois à ce projet. Ce qui implique un minimum de moyens financiers, un réseau de spécialistes en différents domaines, un réservoir de militants, beaucoup de bonne volonté, énormément d’imagination et… une confiance infinie en la Providence.

— Ne craignez-vous pas d’apparaître comme le énième groupuscule qui tente de s’implanter sur une forme de décombres, comme un concurrent de plus alors que les initiatives sont déjà multiples ?

— A vrai dire non, car notre premier objectif est de jouer un rôle auxiliaire auprès de personnes qui individuellement adhèrent aux principes que nous défendons, quelle que soit leur étiquette ou leur absence d’étiquette politique. Néanmoins cette situation nous oblige à entrer en scène de manière imposante avec une vraie perspective de réussite. C’est bien pour cela que nous donnons cette visibilité à notre travail, notre espoir étant que ceux que nous touchons – vos lecteurs, notamment – entendent notre appel à l’action et décident de travailler avec nous.

Face aux avancées de la culture de mort – je pense au « mariage » homosexuel par exemple – les maires et les municipalités vont se trouver en première ligne. Est-ce l’une des raisons de votre stratégie ?

Certainement. Comment ne pas constater l’urgence ? Et l’intensité de la gigantesque campagne d’hostilité à l’égard du catholicisme est très révélatrice. Depuis des semaines, pas un jour ne passe sans un déferlement de propos cathophobes. Les valeurs morales les plus élémentaires sont remises en cause. Hommes politiques, journalistes, vedettes du show-biz, tous sont mobilisés pour se joindre à ce long hurlement monocorde. Jamais l’offensive contre la doctrine catholique n’avait connu une telle ampleur. C’est un véritable rouleau-compresseur qui est mis en place. Dans un tel climat, deux voies s’offrent aux catholiques. Soit, comme l’espèrent ceux qui orchestrent cette campagne, nous adoptons une position de plus en plus discrète dans la société, nous nous auto-censurons, nous cédons sur toutes les questions doctrinales, nous nous effaçons et, au final, nous renions Notre-Seigneur pour plaire au Monde. Soit, au contraire, nous faisons face à l’épreuve qui se présente à nous, nous assumons la doctrine catholique dans son intégralité, nous la brandissons comme la solution aux maux de notre société et nous tentons de servir du mieux que nous pouvons ce Christ qui, pour nous, est mort sur la Croix.

De plus en plus, les élus vont se trouver confrontés à des choix moraux importants, et ils vont avoir besoin d’appuis. Il faut aussi qu’ils puissent tirer profit des enseignements de ce qui se fait ailleurs. L’exemple de l’Espagne est là pour montrer que la résistance des élus locaux, des juges, pourra être déterminante. Cela est vrai pour le mariage et l’adoption homosexuels. Il s’agit aussi de trouver les bonnes réponses face à l’emprise musulmane. De faire connaître les stratégies qui réussissent. Assez de défaitisme. Assez de conformisme. Il nous faut de l’enthousiasme, du courage, de l’audace, de l’imagination, de la volonté. Il nous faut aussi une vie intérieure, une vie spirituelle qui nous permette de supporter les difficultés, d’agir avec patience, confiance, persévérance et discernement.

— Constatez-vous, dans les responsabilités que vous exercez, une démobilisation politique des jeunes, plus attirés par le religieux que par l’action sur le terrain ?

Je rencontre régulièrement une belle jeunesse désireuse de s’engager. Une jeunesse qui, tirant des leçons des récents naufrages politiques, comprend que foi et politique se mêlent lorsqu’il y a authentique recherche du bien commun. Je n’ai aucun doute à ce sujet : la France compte de nombreux jeunes gens, filles et garçons, capables d’une grande générosité d’âme. Et le monde moderne n’a pas fini de s’en étonner…

Propos recueillis par Jeanne Smits et Olivier Figueras

• Secrétariat Civitas, 20, place de la Chapelle, 75018 Paris. Tél. : 01 34 11 16 94. www.civitasinstitut.com[

Article extrait du n° 6810
du Samedi 28 mars 2009


Comment nous aider ?
-         Adhésion à Civitas : normale : 10 € - militante : 30 € - de soutien : 50 € / Adhésion à France Jeunesse Civitas : normale : 5 € - militante : 15 €

-         S’abonner à la revue Civitas : 20 € 

-         Faire un don à Civitas. Vous êtes assujetti à l’impôt sur revenu ? La loi vous accorde une réduction de 66% du montant de votre don (article 200 du CGI). Pour un don de 1.000 euros, la réduction d’impôt est de 660 euros et votre contribution personnelle n’est que de 340 euros. Votre don est donc multiplié par trois !
Les dons consentis par les entreprises font l’objet d’une réduction de 60% (article 238 bis du CGI). Nos seuls moyens financiers proviennent de votre générosité.

-         Organiser une réunion d’information au cours de laquelle un responsable de Civitas présentera l’Institut Civitas, ses objectifs et ses méthodes.
Vous pouvez à ce sujet contacter directement notre secrétariat (20 place de la Chapelle à 75018 Paris, secretariat@civitas-institut.com , 01.34.11.16.94).
+++++++
Pour avoir accès à l'ensemble du journal PRESENT de ce samedi, cliquez sur Gratis pro Deo
Pour vous abonner au journal PRESENT, vous trouverez sur cette page les prix aussi bien internet que sur papier (France et étranger). L'abonnement, comme il est visible sur cette page, peut se faire directement sur le site, mais il est également possible d'envoyer un chèque par la Poste.
Pour les abonnements hors de France, les références IBAN pour le payement sont les suivantes :
FR76 3005 6007 5007 5040 2562 705  - code BIC : CCFRFRPP

Toutes les notes