29.05.2008

Anderlecht : le multiculturalisme est un échec

L'identification des émeutiers d'Anderlecht se poursuit

Les évènements d'Anderlecht, nous l'avons déjà dit, doivent être pris au sérieux par les autorités car ils révèlent la poudrière du multiculturalisme. Le malaise est profond et il ne suffira pas que les média caricaturent la réalité des faits (des "incidents") et les protagonistes (de vilains "skinheads" et "hooligans" face à des "jeunes") pour que l'incendie s'éteigne.

Dans un journal, on peut lire ce matin les propos de deux Belges qui étaient sur les lieux lors des violents affrontements de vendredi dernier. "Nous ne sommes pas des skinheads. Ce sont eux qui nous ont appelés comme ça. On est juste des supporters d'Anderlecht. On est né ici, on y vit depuis tout petit", expliquent-ils. "Tout ce qu'on veut, c'est que nos femmes, nos enfants puissent marcher en rue, prendre le métro sans se faire racketter ou agresser. Qu'y a-t-il d'anormal à ça ?". Avant toute chose, ils réfutent l'étiquette de skinhead. "Moi, j'ai les cheveux ras parce que je commence à les perdre !". "On a tous la trentaine, on a des enfants, on travaille." "Des jeunes étrangers ont embêté des enfants à Saint-Guidon. Ils ont demandé une cigarette. Comme ils n'en avaient pas, ils ont commencé à leur mettre des tapes sur la tête." Une des victimes est venue le dire à son père... "On est des hommes, nous. On ne peut pas tolérer qu'on frappe comme ça sur nos enfants. La justice ne fait rien, nous oui."

Et à propos du racisme "Et eux, ils ne sont pas racistes ? Pourquoi les vitrines cassées sont celles de commerces belges ? Et vous avez déjà vu une petite vieille étrangère se faire voler son sac ?"

Et la suite ? "On sera là s'ils nous cherchent..."

24.05.2008

Anderlecht : des "incidents" qui révèlent la poudrière qu'est le multiculturalisme

1625019876.jpgAucun média ne peut taire qu'il s'est passé quelque chose hier soir à Anderlecht. Mais il y a bien sûr le choix des mots, la partialité de l'information, la sélection des images, le tri des personnes interrogées... Et les média francophones sont champions dans la pratique. On nous parle donc d'incidents, ce qui tend à minimiser l'ampleur du problème. On nous parle de bandes de jeunes sans plus de précision. Et de skinheads et de hooligans pour tout de même identifier qui sont les méchants. Les événements d'hier se résumeraient-ils à des incidents entre quelques vilains skinheads et quelques jeunes du quartier Saint-Guidon ? Non, bien sûr. Si plus de 500 personnes, les deux camps confondus, étaient prêts à en découdre, cela signifie déjà qu'il s'agit plus que d'un incident. Et lorsqu'on y regarde de plus près, on s'aperçoit que, d'un côté, on voit des jeunes blancs, loin d'être tous skinheads, et de l'autre, des jeunes d'origine immigrée. Pourquoi donc est-ce tabou à la revue de presse de ce matin ? Autre info qui se fait rare à la lecture de la presse du matin, le fait que, via internet, des jeunes d'origine étrangère appelaient à s'en prendre physiquement aux supporters "blancs" (sic) d'Anderlecht. On peut donc en déduire -ce dont se gardent bien les média- qu'il s'agit d'un problème de cohabitation multiethnique. Se voiler la face n'y change rien, la réalité est bien là. Hier soir, en vérité, on a assisté à de violentes bagarres entre jeunes blancs et jeunes d'origine étrangère. Et ces bagarres auraient pu se transformer en gigantesques émeutes si la police n'avait pas été si présente en force dès l'après-midi. Les jours qui ont précédé, par internet, via des blogs, les deux camps se sont fixés rendez-vous. Et l'on a explicitement parlé de savoir qui seraient les maîtres... Et, autour de supporters d'Anderlecht, se sont groupés d'autres jeunes blancs du quartier qui criaient "On est ici chez nous !" face à des bandes de jeunes d'origine étrangère qui vociféraient des insultes racistes contre les Flamands, les Belges, les Blancs... Il se trouvera bien un journaliste pour trouver un témoin masqué qui affirmera que ce sont les skinheads qui ont commencé. Mais pourquoi, en face, en a-t-on profité pour piller quelques boutiques ? Qu'on prenne bien garde à ne pas jouer à l'autruche, à ne pas s'enfoncer la tête dans le sol ! Ces incidents témoignent de l'échec du multiculturalisme. Dans ces communes multiculturelles, on teste les rapports de force. L'évolution démographique y pèse lourd et permet à certains voyous de croire qu'ils sont les dominants. Et l'impunité de leurs méfaits les conforte dans cette conviction. Il y a peu, des jeunes se sont amusés à tirer sur des voitures de police dans cette même commune d'Anderlecht. Arrêtés, ces jeunes étaient relâchés dès le lendemain. Jusqu'au jour où des gens refusent d'être dominés et font face à ces voyous. Sans doute peut-on trouver de part et d'autre des deux camps des crapules et des braves types. Mais au final il y a là un message important qui se dessine. Un Etat qui fait la part belle aux délinquants, qui leur trouve des circonstances atténuantes, qui les admoneste mais refuse de les punir est un Etat que l'on ne respecte pas. Un pays qui lutte contre le racisme sauf lorsque celui-ci vise ses propres nationaux est un pays qui ne se respecte plus. Si l'on veut que les esprits s'apaisent, avant toute autre condition à la cohabitation de différentes communautés, il faut que la justice soit rendue, que l'ordre règne, que la sécurité soit rétablie.